Qui sont les 2 cardinaux japonais qui vont participer à l’élection du futur pape ?

135 cardinaux-électeurs, âgés de moins de 80 ans, seront appelés à élire, lors d’un conclave, le successeur du pape François, mort ce lundi à 88 ans.

Le Japon, pays à majorité bouddhiste et shintoïste, compte une minorité catholique discrète mais bien ancrée. Pourtant, lors du prochain conclave, deux cardinaux japonais participeront à l’élection du successeur de François. Leur présence confirme l’ouverture de l’Église catholique vers l’Asie, et le poids croissant de cette région dans l’avenir de l’Église universelle.

Voici qui ils sont :

Cardinaux japonais conclave : KIKUCHI Tarcisio Isao et MAEDA Thomas Aquino Manyo

1. Thomas Aquino Manyo Maeda

Archevêque d’Osaka
Né le 3 mars 1949

Nommé cardinal en 2018 par le pape François, Thomas Aquino Maeda est l’un des visages les plus connus du catholicisme nippon. Avant de diriger l’archidiocèse d’Osaka, il a été archevêque d’Hiroshima, une ville marquée à jamais par la tragédie nucléaire.
Son engagement pour la paix, le dialogue interreligieux et la mémoire des martyrs chrétiens japonais l’a placé au cœur des préoccupations du Vatican en Asie.

Il est aussi connu pour sa proximité avec les fidèles et pour avoir mis en avant le rôle de la communauté catholique japonaise dans la réconciliation, la justice sociale et l’éducation.

2. Tarcisio Isao Kikuchi

Archevêque de Tokyo
Né le 1er novembre 1958

Également membre de la congrégation des Missionnaires de la Société du Verbe Divin (SVD), Mgr Kikuchi est devenu archevêque de Tokyo en 2017, puis cardinal en 2023.
Il a longtemps travaillé en Afrique (Ghana), ce qui lui donne une dimension internationale rare parmi les évêques asiatiques.

Très engagé sur les questions de développement humain, de pauvreté et d’écologie, il a présidé Caritas Asia, puis est devenu président de Caritas Internationalis. Son profil est à la croisée du local et du global : ancré dans le Japon mais connecté aux défis sociaux du monde.

Une double présence symbolique

La participation de ces deux figures dans le conclave est hautement symbolique. Elle reflète une Église japonaise discrète mais active, qui veut peser davantage dans les débats universels, tout en portant une voix originale, nourrie par la minorité et le dialogue interculturel.

Alors que le monde catholique se tourne de plus en plus vers le Sud et l’Asie, le Japon, par la voix de ses deux cardinaux, sera bien présent dans l’élection du prochain pape.

A savoir : la conclave ainsi que l’enterrement du pape François seront diffusés en direct. Et on pense à la diaspora française au Japon qui nous lit : vous pouvez suivre en direct les funérailles du pape juste ici.

Laisser un commentaire

Retour en haut